France 3 : Camille Bedin : « Je souhaite être candidate à Nanterre en 2014″

France 3 : Camille Bedin : « Je souhaite être candidate à Nanterre en 2014″

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Camille Bedin : « Je souhaite être candidate à Nanterre en 2014″

Mercredi 13 mars, Jean-François Copé est à Nanterre pour inaugurer la permanence de Camille Bedin, une de ses proches. La jeune secrétaire générale adjointe de l’UMP aimerait se présenter à la mairie de Nanterre en 2014. Interview.

  • Propos recueillis par Daïc Audouit
  • Publié le 13/02/2013 | 17:34, mis à jour le 13/02/2013 | 19:47
 Camille Bedin a 27 ans. Elle a fait partie des soutiens de Jean-François Copé lors de la campagne pour la présidence de l’UMP. Membre de « la droite forte », elle a été récompensée par un poste de secrétaire générale adjointe au sein de la nouvelle organisation du parti. Localement, elle milite à Nanterre. En venant inaugurer sa permanence électorale, Jean-François Copé lance la reconquête des territoires à l’occasion des municipales de 2014 et apporte un soutien de poids à celle qui souhaite être la candidate du parti à Nanterre.

1) Quel est le sens de la venue de Jean-François Copé ce soir à Nanterre ?

Camille Bedin :  »Elle a un double sens. Il lance la reconquête pour les municipales de 2014. Nanterre est une ville communiste depuis les années 30. Il vient nous récompenser du travail qui a été fait et surtout pour nous encourager pour la suite. Je serai candidate à l’investiture UMP pour la mairie de Nanterre dans les mois qui viennent. Nanterre qui est à côté de la Défense est au coeur de la problématique du Grand Paris et ses atouts sont gâchés par la gestion de la municipalité.Je suis capable d’incarner un nouvel élan. »

2) Que pensez-vous de la proposition de Jean-François Copé de recruter des candidats par petites annonces ?

Camille Bedin: « On est dans l’opposition. L’UMP doit se renouveller profondément. L’UMP ne doit pas être un parti de notables ou de hauts fonctionnaires. Mais ce n’est pas toujours facile de franchir la porte d’une permanence. Par ce terme de petites annonces, Jean François Copé veut dire que notre parti doit être ouvert pour nos compatriotes qui veulent s’engager, qu’ils seront les bienvenus. Mais je vous rassure, ils seront formés avant de se lancer dans la bataille électorale.

3) Vous venez d’être nommée secrétaire générale adjointe de l’UMP. Est ce que c’est vraiment intéressant d’être colonel dans une armée mexicaine ?

Camille Bedin:  » On a fait une équipe de rassemblement. Si l’élection s’était passé autrement, les choses seraient différentes aujourd’hui. Mais bon c’est comme cela. Chacun doit travailler avec tout le monde. Ca ne me dérange pas. Ce n’est pas parce que l’on est très nombreux, que celui qui a envie de travailler ne peut pas émerger »

4) Vous serez en charge de la révolution civique. Ca veut-dire quoi exactement ?

Camille Bedin:  »Cela veut dire que l’UMP n’a pas besoin d’être au gouvernement pour agir, mais qu’on peut le faire au quotidien. Moi par exemple dans les permanences électorales de l’UMP, je propose qu’on puisse faire de l’orientation scolaire ou encore que nos jeunes militants puissent faire les courses aux personnes âgées qui ont des difficultés. Il faut démultiplier les initiatives pour que l’UMP soit au service des gens. Au début ce sera à titre expérimental.

L’Aisne Nouvelle : Les Jeunes Pop oublient … et visent 2014

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Europe 1 / Jeunes populaires, l’autre élection qui divise l’ump

Europe 1 / Jeunes populaires, l’autre élection qui divise l’ump

décembre 18, 2012 by  
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Sur Europe 1 – Le lab.

JEUNES POPULAIRES : L’AUTRE ÉLECTION QUI DIVISE L’UMP

A l’UMP, il y a eu le bras de fer entre Jean-François Copé et François Fillon. Un pataquès qui semble proche de la sortie de crise. Mais une autre élection pose encore problème : celle du président des Jeunes populaires.

 

Benjamin Lancar, président du mouvement des jeunes de l’UMP jusqu’en août dernier a accepté de prolonger sa présidence en attente d’une succession. Mais, du fait du chaos de la rue de Vaugirard, cette élection n’a pas encore de calendrier.

 

Selon nos informations, c’est une direction collégiale qui pourrait prendre la succession de celui qui a été fraîchement admis à l’ENA, avec une composition paritaire entre copéistes et fillonistes.

 

Mais tout le monde ne partage pas ce souhait. Filloniste convaincu, Mickaël Camilleri, délégué national des jeunes populaires, en charge de la formation et du maillage territorial, proche de Laurent Wauquiez, estime que « le plus tôt est le mieux pour faire une élection ». Il craint que le mouvement soit « bloqué pendant un an » dans le cas contraire :

Il y a un besoin de leadership, là on se regarde le nombril depuis juillet. Ca me préoccupe. Le local s’est pris en main, mais le national est en état de mort clinique.

 

Autre filloniste, Aurore Bergé préfère quant à elle attendre une nouvelle élection chez les aînés. Avec une idée en tête :

Que le nouveau président de l’UMP puisse s’appuyer sur un président des Jeunes populaires qui le soutienne à fond.

Pour Camille Bedin, copéiste, la priorité est ailleurs. Elle indique que le plus important « ce sont les élections anticipités en septembre prochain » (à la présidence de l’UMP, ndlr). Et la secrétaire nationale de l’UMP à l’égalité des chances se fixe un objectif :

On a les élections municipales, c’est mon seul combat pour l’année 2013. D’ailleurs, je me présente dans ma ville de Nanterre.

 

Contrairement à Mickaël Camilleri, Camille Bedin ne voit pas comme un danger une absence de président des jeunes populaires dans les prochains mois. Si le premier parle de « vacance du pouvoir », la seconde tempère en expliquant que le bureau national existe et qu’il peut présider le mouvement.

 

« Ca changera rien s’il n’y a pas de président », lance-t-elle. Selon Camille Bedin, « il y a déjà d’une certaine manière une direction collégiale, avec une vingtaine de délégués nationaux ». « Il existe un réseau de responsables départementaux jeunes formidables, qui se bougent, on peut très bien fonctionner dans l’état actuel », précise-t-elle.

 

Sur ce point, Camille Bedin est en accord avec Aurore Bergé. Proche de Valérie Pécresse, cette dernière explique que le bureau national est souverain et que l’hypothèse d’une direction collégiale, issue de cette instance, est « tout à fait plausible » :

Si le bureau national des Jeunes populaires intervient, ca sera dans le même sens que l’UMP.

Une manière de justifier une future présidence collégiale, avec des soutiens de Jean-François Copé et François Fillon.

 

Mais pour la suite, aucun d’entre eux ne souhaitent encore afficher une ambition pour la présidence du mouvement. Des deux côtés, on craint que les deux ténors du parti veuillent imposer une personne de confiance. Camille Bedin avoue « redouter que les jeunes souhaitent imiter ce qu’il se passe chez les ainés », et génerer une rupture semblable.

 

Pour le moment, aucune date n’est fixée pour la prochaine réunion du bureau national et les 18.000 adhérents des jeunes populaires devront attendre que la sortie de crises chez les aînés soit achevée.

BFM TV / Les jeunes populaires : match retour du duel Copé-Fillon ?

BFM TV / Les jeunes populaires : match retour du duel Copé-Fillon ?

décembre 18, 2012 by  
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Sur BFM.

Les jeunes populaires : match retour du duel Copé-Fillon ?

La crise à l’UMP touche à sa fin, et Benjamin Lancar vient d’être admis à l’ENA : pour les jeunes populaires, c’est le moment de se renouveler. Comme leurs aînés, ils vont probablement élire un nouveau président. Mais comme leurs aînés, ils ne semblent pas d’accord sur la façon dont cela va se dérouler…

Ariane Kujawski
Le 20/12/2012 à 18:14
Numéro 2 des jeunes populaires, Camille Bedin devrait briguer le poste de Benjamin Lancar, l'actuel président. (Capture BFMTV)Numéro 2 des jeunes populaires, Camille Bedin devrait briguer le poste de Benjamin Lancar, l’actuel président. (Capture BFMTV)

 

Alors que Jean-François Copé et François Fillon viennent de trouver un accord pour revoter en septembre, les jeunes populaires vont eux aussi devoir se pencher sur leur avenir. « Pour l’instant, personne ne sait exactement ce qu’on va faire, explique la copéiste Camille Bedin, numéro 2 des jeunes UMP et secrétaire nationale de l’UMP en charge de l’égalité des chances. On laisse passer les fêtes, le temps de digérer tout ce qui s’est passé, et on voit en janvier. »

Pourtant, chacun le sait : l’organisation des jeunes de l’UMP va devoir élire son nouveau président – l’actuel, Benjamin Lancar étant admis à l’ENA. « Son mandat avait déjà été prolongé. Il devrait démissionner fin décembre ou début janvier » d’après Julien Rutard, délégué national fillonniste, et trésorier.

Une élection s’impose, donc. Et chacun semble avoir sa petite idée sur la manière dont elle doit se dérouler.

 

Une direction collégiale des jeunes pop ?

 

« Il y a deux solutions : soit on vote rapidement, en espérant que l’élection ne soit pas la deuxième mi-temps du match Copé-Fillon. Soit on attend la nouvelle élection de l’UMP, et on vote donc après septembre prochain », explique Camille Bedin, qui dit « ne pas [avoir] de préférence » pour l’une des deux hypothèses. Pour la responsable UMP de Nanterre, qui a rejoint la Droite forte de Guillaume Peltier, il y a une chose à craindre : « les divisions. Je suis favorable à une élection, mais il faut qu’elle se passe bien. Si c’est pour retomber dans une guerre des chefs, ça ne sert à rien. »

Sous des airs d’incertitude quant à l’avenir, les choses se précisent pourtant. L’hypothèse d’une direction collégialedes jeunes populaires, divisée entre deux copéistes et deux fillonnistes, circule.

Mais elle ne semble pas faire l’unanimité : « On n’en a pas besoin, puisque le bureau national est déjà composé de façon collégiale », justifie Camille Bedin. Quant à Mickaël Camillieri, fillonniste et responsable de la formation des jeunes UMP, il répond « pourquoi pas, mais cela doit rester temporaire. Parce que sinon, cela va bloquer les choses. Et si c’est pour que chaque projet soit négocié pendant des semaines… »

 

Les municipales en ligne de mire

 

Mais surtout, le spectre des élections municipales plane, et pas question de laisser l’UMP les perdre : « On peut très bien reconduire le bureau actuel pour un an de plus. La priorité, c’est surtout d’aller trouver de nouvelles têtes, des jeunes dont l’UMP a besoin pour préparer les municipales. Et ça, ça peut démarrer dès le 1er janvier. Le reste, c’est annexe », estime Camille Bedin.

« Les copéistes ont tout intérêt à ce qu’il n’y ait pas d’élection, ou qu’elle ait lieu le plus tard possible puisqu’ils dirigent tout en ce moment, rétorque Mickaël Camillieri. Mais élire un président à quatre mois des municipales, ça n’a aucun sens, affirme-t-il. Les jeunes populaires ont besoin d’une impulsion au niveau national. Et puis, je n’ai pas envie qu’on nous prive d’un débat dont on a besoin ».

 

La relève attend

 

Qui succèdera donc à Benjamin Lancar ? Camille Bedin ne s’en cache pas : « ça m’intéresse » , confie-t-elle à BFMTV.com. Le copéiste Jonas Haddad, en charge de l’entreprenariat des jeunes, serait lui aussi dans la course. Quant à Mickaël Camillieri, il « se prononcera au moment venu. Mais les plus de 60% de fédérations de jeunes pop’ qui ont voté Fillon auront besoin d’un représentant », explique-t-il.

Les futurs candidats sont dans les starting-blocks et « ils ont déjà du terrain dans les jambes, à force d’accompagner les candidats qu’ils ont soutenu pour la campagne de l’UMP », explique Julien Rutard. Reste à savoir quand ils pourront se lancer dans la campagne. Le bureau national doit trancher en janvier sur le calendrier de l’élection.

 

Libération : L’UMP ne s’est pas droitisée, elle est devenue de droite

Libération : L’UMP ne s’est pas droitisée, elle est devenue de droite

novembre 16, 2012 by  
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Voici le texte d’une tribune que j’ai publiée dans Libération.

L’UMP ne s’est pas droitisée, elle est devenue de droite

16 novembre 2012 à 11:53

TRIBUNE Il y a dix ans, le 17 novembre 2002, la droite créait l’UMP. Cet anniversaire coïncide avec l’élection, ce week-end, du nouveau président du parti.

Par Camille Bedin, Secrétaire nationale de l’UMP

Contrairement à ce que l’on prétend dans le landerneau médiatique, l’UMP ne s’est pas droitisée. Elle est simplement devenue de droite, la droite.

Chacun s’en souvient, la création de l’UMP est intervenue dans un contexte particulier. La France était sous le choc du 21 avril 2002 et le Président réélu, Jacques Chirac, tirait de son élection une obligation particulière de rassemblement. La droite était marquée par la mémoire de l’échec électoral de 1997, craintive face à des réformes perçues comme trop clivantes.

Depuis 2002, en dix ans, l’UMP ne s’est pas droitisée, elle s’est simplement bâtie.

En 2002, la droite, c’est la « non gauche ». Ce flou idéologique était sûrement utile pour rassembler initialement des centristes et des gaullistes. Il faut dire, et ce n’est d’ailleurs pas lui faire injure, que l’homme qui la dirigeait croyait alors plus au consensus qu’à un corpus idéologique marqué.

Le monde a changé, la France aussi. Le chômage a persisté. La dette publique a augmenté. Les inquiétudes se sont accrues. Le 21 avril 2002 a été suivi par le référendum européen de 2005 et les émeutes urbaines. Les Français ont montré leur exaspération. Ils ont demandé des réponses claires, en lieu et place des solutions à l’eau tiède.

Face à ces crises, la gauche a continué de fermer les yeux, refusant de se remettre en question, sans comprendre que ses débats sans fin sur les déclinaisons de nuances entre la réalité et le sentiment d’insécurité lui avaient coûté cher, dans ce domaine comme dans tant d’autres.

A droite, Nicolas Sarkozy a émergé avec un discours clair : nommer les problèmes, les désigner simplement (et parfois crûment) et y apporter des réponses. Bref, cesser de se cacher derrière son petit doigt par un discours convenu. On peut ne pas être d’accord avec ses propositions mais, au moins, il y avait débat et, avec ce débat, il y avait espoir et envie. Contrairement à ce que prétendent les esprits chagrins et confortables, Nicolas Sarkozy est bien celui qui a marqué le retour du politique contre la fatalité.

Pendant cette décennie de leadership, Nicolas Sarkozy a redonné du sens à la droite. Rappelons nous la campagne de 2007, faite de vérités : quelle bouffée d’oxygène ! Il a dit les enjeux qui se posaient à la France. Il a expliqué clairement qu’il fallait cesser de « mettre la poussière sous le tapis » : oui, la dette publique est une plaie pour la croissance ; oui, l’Etat est trop lourd et nous asphyxie ; oui, la désindustrialisation doit cesser ; oui, une nouvelle solidarité, plus humaine et proche, doit être encouragée ; oui, l’immigration doit être régulée si elle veut être acceptée ; oui, la Nation doit être revalorisée pour reconstruire le « vivre ensemble » ; oui, la question de notre identité doit enfin être posée !

Ce discours de vérité et de « bon sens », c’est celui d’une France qui n’a pas peur, d’une France juste, d’une France audacieuse, d’une France généreuse, d’une France des droits et des devoirs. Ce discours, il l’a poursuivi de 2007 à 2012 : c’est celui d’une France forte.

Cette ambition, c’est celle que l’UMP doit continuer de porter. Dire les choses franchement. Avancer les propositions qui nous semblent justes et efficaces, quitte à déplaire. Ne pas avoir peur du jugement médiatique si convenu. Faire de la politique, c’est défendre ses convictions pour convaincre les Français ; ce n’est pas chercher un consensus dans lequel on perd sa vigueur et parfois son âme.

Cette détermination, je la retrouve chez Jean-François Copé que je soutiens, et dans la Droite Forte à laquelle je participe. Ce discours de vérité n’est pas « droitier ». C’est notre droite, nos vérités. Il peut convaincre, à droite, au centre et au-delà. Il peut déplaire. Mais au moins, il propose et offre au débat politique une alternative, contre la fatalité, contre la résignation.

Maurice Druon écrivait : « il y a en France deux partis de gauche, dont l’un qu’on appelle, par convention, la droite ». Mais ça, c’était avant Nicolas Sarkozy. Malgré les difficultés, ne perdons pas de vue cette droite qui ose et qui s’affirme, la seule droite, notre droite.

 

Notre droite, nos vérités, de Camille Bedin, est consultable surNotredroite.fr

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Streetpress : Camille Bedin (UMP) : « il faut que les Jeunes Pops arrêtent de faire le Petit Journal »

octobre 16, 2012 by  
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INTERVIEW Invitée de notre émission politique, hier, sur Radio Campus : Camille Bedin, secrétaire nationale de l’UMP (décomplexé) en charge de l’égalité des chances et auteure de Pourquoi les banlieues sont de droite. Interview entre doc Martens et FNJ.

camille-bedin-ump-il-faut-que-les-jeunes-pops-arretent-de-faire-le-petit-journal

Camille Bedin invitée hier de notre émission sur Radio Campus

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L’ESSENTIEL

Vous signez “Pourquoi les banlieues sont de droite”, sorti au début de l’année chez Plon. Vous y expliquez que la droite, c’est la foi dans l’individu, la réussite par le travail et le mérite, les valeurs de famille, d’autorité, et surtout que les habitants de ces banlieues partagent ces valeurs. C’est vraiment la première chose qui vous a marquée en banlieue ?

Ce qui est sûr, c’est que ça m’a frappée. Mais évidemment, “les banlieues sont de droite”, ce n’est pas la première chose qui doit venir en tête des gens. (…) Ce que je veux dire c’est que les banlieues sont électoralement à gauche, mais que les valeurs que ces jeunes portent sont profondément des valeurs de droite. Ce sont des valeurs libérales sur le plan économique : ils veulent gagner de l’argent, ils veulent réussir, ils veulent s’en sortir, ils ne veulent pas de l’assistanat de l’Etat, ils ne croient plus dans le système social français. (…) Et ce sont aussi des valeurs conservatrices sur le plan de la société : ils sont contre le mariage homosexuel, ils ont besoin d’autorité – par exemple, quand je vais parler d’uniforme dans les quartiers, ça plaît. (…)

Les gens répondent souvent qu’ils votent à gauche parce que c’est comme ça, parce que dans leur famille, on a toujours voté à gauche, parce que la gauche c’est le social et la droite c’est les riches, toute une série de clichés qui pèsent très lourd. (…) Or, le social, c’est aussi la droite. [La droite et la gauche], ce sont simplement deux visions de société : pour résumer, la gauche, c’est “l’État a de l’argent – mais ce n’est plus le cas aujourd’hui – et doit le donner à tout le monde”, et la droite, c’est “l’État n’a plus d’argent et il faut créer de la richesse”. Et nous, on croit en le potentiel de chaque individu à réussir par l’école, selon ses propres moyens, et on croit au fait de donner plus à celui qui travaille et qui mérite plus. (…) Et ça, c’est une valeur partagée par les gens en banlieue, sauf qu’ils ne le mettent pas en mots ni ne le ressentent de cette manière-là, parce que nous, la droite, ne le leur avons jamais expliqué.

Concrètement, le caïd, le dealer de banlieue qui s’en sort par lui-même, il a un système de valeurs de droite ?

Il a un système de valeurs ultra-libérales, mais évidemment perverties. Ce qu’on souhaiterait, c’est qu’il veuille gagner de l’argent, mais qu’il le fasse légalement. Tout ce qui est illégal est évidemment à bannir.

Est-ce que les policiers de la BAC, qui se font 1000 € de plus par mois en créant leur propre business, est-ce qu’ils ont eux-aussi intégré ces codes de la banlieue ?

Non, ça n’a rien à voir avec ce que je disais. Celui qui veut s’en sortir, et qui le fait par le trafic de drogue par exemple, c’est évidemment condamnable. Simplement, il a intégré une chose : c’est que c’était un moyen de s’en sortir. Bien sûr, on condamne tout ça, c’est ce que Sarko appelait « la racaille et les voyous », il n’y a pas d’excuses. La seule chose, c’est qu’il faut les prendre bien avant qu’ils en arrivent là, et leur permettre de réussir par leurs propres moyens, et par le biais de la légalité.

Pour être bien sûr de tout comprendre sur les valeurs de droite et de gauche, on vous a préparé deux citations, et on voudrait savoir si les personnes qui s’expriment sont des gens de gauche ou de droite. Première citation : “L’homme se créé lui-même, il se construit dans son travail”…

Je dirais que c’est de droite, mais je ne sais pas de qui…

C’est Karl Marx.

Ah bien joué… Mais vous savez, quand Nicolas Sarkozy citait Jaurès en disant qu’aujourd’hui, c’est la droite qui porte ses valeurs, je crois qu’effectivement, la gauche ne porte plus ce discours-là.

Ensuite : “Le pays regorge de talent, bloqués derrière le mur d’argent.” Petit tuyau, il était candidat à la présidentielle.

Ça doit être Mélenchon, un truc comme ça. [En effet, c’est lui, ndlr]

Vous faites partie du courant de la droite forte animé par Guillaume Peltier, vous vous décrivez comme des jeunes décomplexés, et vous vous réclamez d’une droite qui peut débattre avec le Front National. Est-ce qu’être de droite et décomplexé, c’est porter en même temps des polos Ralph Lauren et des Doc Martens ?

Non, mais je le dis souvent aux journalistes : vous donnez une idée des jeunes de l’UMP type “16ème arrondissement et fils à papa” – et il y en a – sauf que les jeunes de l’UMP, ce n’est vraiment pas que ça. Il suffit de sortir un petit peu de Paris, de venir à Nanterre par exemple, ou en dehors de l’Ile-de-France, et vous le verrez.

Et d’où ça vient cette image ?

De Paris, parce qu’il y en a qui sont comme ça, il ne faut pas se le cacher. Et je viens de ces milieux, donc je ne vais pas cracher dessus. Simplement, il faut voir l’UMP dans tout sa diversité, et l’UMP est un mouvement populaire.

Et concrètement, être de droite et décomplexé, est-ce que c’est par exemple avoir dans ses rangs d’anciens des Jeunesses du Front National ?

Être de droite et décomplexé, c’est pour moi à peu près être sarkozyste. J’ai adhéré en 2004 à l’UMP, pour Nicolas Sarkozy. je viens d’une famille de gauche, et ce qui m’a plu chez lui, c’est justement ce côté décomplexé : on brise les tabous, on met les pieds dans le plat, on ose dire les choses, on choque même dans sa propre famille politique – par exemple quand il parlait des ZEP, ça faisait bondir les gens à droite – et puis on ose se dire de droite, alors qu’avant, quand on était de droite, on disait qu’on n’était “pas de gauche”, mais on ne disait pas “je suis de droite et j’en suis fier”, ça n’existait pas. Donc dire qu’on est de droite et que la gauche doit se construire par rapport à nous, et pas l’inverse, c’est grâce à Nicolas Sarkozy en grande partie.

Et quand on est décomplexé, on préfère déjeuner avec Harlem Désir ou avec Marine Le Pen ?

Pas l’un plus que l’autre, on parle à tout le monde.

Benjamin Lancar, actuel président des Jeunes Populaires, arrive au terme de son mandat. Est-ce qu’il a fait du bon boulot ?

Il a eu un grand mérite : grâce à lui, les jeunes Populaires existent et sont connus. Mais il est temps de passer à la deuxième étape : crédibiliser les jeunes de l’UMP, pour qu’on arrête de s’en moquer et de faire le Petit Journal, et qu’au sein même de l’UMP, on puisse avoir du poids et être élus sur des listes, c’est ça notre vocation. C’est comme ça qu’on renouvellera la vie politique française.

Est-ce que vous serez candidate à la succession de Benjamin Lancar ?

Ça dépendra vraiment de ce qui se passera au congrès de l’UMP le 18 novembre, entre Jean-François Copé et François Fillon. Pour le moment, je ne sais pas, ça dépendra avec qui et dans quelles conditions on travaillera par la suite.

Dans l’hypothèse où Jean-François Copé remportait la présidence de l’UMP, seriez-vous candidate ?

Il faudrait qu’on en parle. J’ai beaucoup de respect et d’amitié pour des responsables jeunes qui souhaiteraient que je m’engage avec eux. À priori, c’est quelque chose qui m’intéresserait, mais uniquement si l’on donne aux jeunes de l’UMP les moyens de devenir des représentants, des élus crédibles sur le terrain, de vrais militants, et qu’on ne fasse pas juste risette dans les meetings ou à la télévision.

Serez-vous candidate à la mairie de Nanterre en 2014 ?

J’aimerais bien. C’est un vrai objectif. Ce serait vraiment un de mes rêves, d’agir localement, car c’est là qu’il y a le plus à faire.

CapitaleCircus : Présidence de l’UMP : Copé ou Fillon ?

CapitaleCircus : Présidence de l’UMP : Copé ou Fillon ?

octobre 11, 2012 by  
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Présidence de l’UMP : Copé ou Fillon ?

Militante et sarkozyste, je fais le choix de Jean-François Copé

En 2005, avec tant d’autres, j’ai pris ma carte à l’UMP pour Nicolas Sarkozy : un homme qui osait dire tout haut ce que chacun pensait tout bas, quitte à gêner dans sa propre famille politique. Grâce à lui, nous, génération Sarkozy, pouvons dire, haut et fort, « nous sommes de droite, et nous en sommes fiers ». Avant, il y avait une droite qui ne se définissait que par rapport à la gauche. Une droite qui refusait de débattre avec le Front National. Comme le disait Maurice Druon, « en France, il y a deux partis de gauche, dont un qu’on appelle, par convention, la droite » : c’était avant Nicolas Sarkozy.

Si tant de militants soutiennent Jean-François Copé, c’est qu’il est le garant de cette droite décomplexée et de cette nouvelle génération. Comme tous ceux qui ont fait les magnifiques campagnes de 2007 et de 2012, il ne souhaite, en aucune façon, qu’on revienne à l’époque de « la poussière sous le tapis » et du politiquement correct: la France en a trop souffert.
Jean-François Copé incarne cette génération militante et combattante, sur le plan des idées comme sur le terrain.
A Meaux, il connaît la réalité de la France d’aujourd’hui : une France généreuse et diverse, une France inquiète de son destin et de son identité. Il a conquis Meaux, qui n’est pourtant pas un « bastion traditionnel de la droite » et, surtout, il y est resté, malgré une défaite. Il s’est battu. Il y a fait reculer le FN de 25% à 7%, là où partout ailleurs ce parti était en progression. Il y a été réélu avec plus de 60% des voix aux dernières législatives, là où tout le monde lui prédisait une victoire marginale, voire une défaite. Ses victoires sont dues à son énergie, mais aussi à sa capacité à proposer des solutions innovantes, que ce soit sur les banlieues, la fin des 35 heures, la place des femmes ou le respect de la République.
Alors, j’entends bien les reproches que lui font ceux qui décernent des brevets d’« homme d’Etat » et de « rassembleur ». A ceux-là, je pose deux questions. Est-ce qu’ils disaient, en 2002, que Nicolas Sarkozy était l’« homme d’Etat » le plus rassembleur qui soit ? A-t-on besoin, aujourd’hui, d’un candidat pour 2017 ou d’un chef d’équipe lui-même au combat, capable de nous mettre en ordre de bataille pour 2014 ? Penser à 2017 avant 2014, c’est l’assurance de perdre dans les deux cas.

Les militants qui voteront le 18 novembre ne sont pas des sympathisants de l’UMP : ils sont l’UMP. Militante dans une ville communiste, j’ai appris à connaître Jean-François Copé au cours des campagnes de 2012. Comme tout le monde, j’ai vu son professionnalisme, son courage, sa fidélité et sa générosité. Je sais qu’il ne nous regardera pas nous démener du haut de sa colline : il sera au milieu de nous dans les combats électoraux. Nous avons besoin d’un chef qui assume, un leader qui ose, un militant qui se bat. C’est la seule manière de diriger un parti, et de faire gagner nos valeurs.

UMP : la « droite forte » préférée des sympathisants

UMP : la « droite forte » préférée des sympathisants

septembre 23, 2012 by  
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Retrouvez le premier sondage IFOP, relayé par BFM, sur les motions proposées aux adhérents le  18 novembre prochain :

Selon l’enquête publiée vendredi, la motion « La Droite Forte« , emmenée par les jeunes sarkozystes Geoffroy Didier, Guillaume Peltier et Camille Bedin, emporte 39% des voix chez les sympathisants UMP. Ce sont les seuls adhérents qui voteront le 18 novembre prochain.

 

Droit de vote des étrangers : l’UMP exige un référendum

Droit de vote des étrangers : l’UMP exige un référendum

septembre 23, 2012 by  
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Le Point et l’AFP ont repris mon communiqué sur le projet gouvernemental d’ouvrir le droit de vote des étrangers.

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